Conchita Wurst a chanté devant les députés européens à Bruxelles

Invitée par des députés européens, Conchita Wurst s’est produite hier sur l’esplanade du Parlement Européen de Bruxelles. La gagnante du concours de l’Eurovision de la Chanson de 2014 est venue à la demande des élus de cinq groupes politiques différents, dont la vice-présidente écologiste et autrichienne du Parlement, auteure d’un rapport contre l’homophobie et les discriminations liées à l’orientation sexuelle.

Conchita Wurst s’est présentée pour chanter pour défendre cette cause, comme elle l’a expliqué à la presse autrichienne : « Quand on s’engage pour l’amour, le respect et la tolérance, on s’inscrit nécessairement dans un très large mouvement, soutenu par les gens en Europe et au sein du monde politique, même s’il est malheureusement aussi combattu par certaines forces. »

© Notre Europe

Le travesti est soutenu par la droite et la gauche européennes, les écologistes, le centre et le Front de gauche, mais sa démarche reste très critiquée par certains élus français. José Bové, élu Europe-Ecologie-Les Verts a déclaré à la presse « Je ne suis pas à Bruxelles mercredi, mais de toute façon je n’ai pas envie d’aller voir ce concert. Et puis je trouve ça nul ».

Un concert pas du gout des élus français

Marielle de Sarnez, élue du MODEM et proche de François Bayrou, a également indiqué son désintérêt : « Franchement, l’Europe doit s’occuper de choses plus importantes. J’ajoute toutefois que sa chanson est magnifique. » Et Nadine Morano (UMP) a signalé ne pas avoir prévu d’aller au concert, indiquant que c’était « futile ». Le Front National, et l’élu Louis Alliot, n’ont pas non plus trouvé la prestation de Conchita Wurst a leur gout.

« Ce chanteur est surtout symbolique pour la pensée unique. Je considère que cela participe seulement à la peopolisation de la politique », a souligné l’élu frontière.

Conchita Wurst ne laisse donc personne indifférent, et après avoir défilé pour Jean-Paul Gaultier, elle se produira du 9 au 15 novembre au Crazy Horse à Paris, et le 2 novembre, Arte lui consacrera un documentaire, qui sera diffusé à la télévision.

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