L’économie allemande se détériore

Les exportations, au mois d’aout, ont subi un important recul en Allemagne : le plus fort depuis janvier 2009 selon l’Office fédéral des statistiques Destatis.

Pour la Destatis, ce recul serait dû aux vacances d’étés concentrées sur le mois d’aout, et non pas sur les deux mois. Plusieurs entreprises ayant fermé, elles n’ont pas réalisé de ventes durant cette période.

Les ventes vers l’étranger ont chuté de 5,8% sur le mois, en données corrigées des variations saisonnières. Pourtant, l’excédent commercial est de 17,5 milliards d’euros, contre 22,2 milliards au mois de juillet. En France, à titre d’exemple, le déficit commercial avoisinait les 5.8 milliards d’euros au mois d’août.

Le mois de juillet annonçait pourtant une nouvelle hausse de l’économie allemande durant le troisième trimestre.

(c) Reuters / Bimmer

(c) Reuters / Bimmer

La dernière baisse impressionnante de l’économie allemande a eu lieu en 2009 durant la crise économique mondiale.

L’argument des vacances concentrées avait déjà été utilisé pour expliquer une chute de 4% des commandes industrielles et de la production, annoncée quelques jours plus tôt.

Mais le calendrier n’est que partiellement à l’origine de la baisse économique de l’Allemagne.

En effet il faut ajouter à ce problème : la crise en Ukraine, les troubles au Proche-Orient, la baisse de la croissance de la Chine et la condition de la zone euro.

Le Produit intérieur brut ne devrait pas dépasser les 1,4% cette année, a estimé le Fonds monétaire international, en début de semaine, alors qu’il espérait atteindre 1,9%.

Dans la publication automnale des quatre principaux instituts de conjoncture de l’Allemagne (IFO, DIW, RWI, IWH) ont mis à jours leur prévision de croissance.

Ils espèrent maintenant atteindre 1.3% du Produit Intérieur Brut, après avoir annoncé une hausse de ce dernier lors de la publication d’avril.

Du côté français, les statistiques commerciales font également apparaitre une baisse des exportations.

Les douanes révèlent dans un communiqué : «?Au nouveau recul des livraisons aéronautiques s’ajoute un retrait des ventes pour la chimie, le pétrole raffiné, le blé et les équipements industriels?».

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