Les taxes foncières sont en hausse

Sur les cinq dernières années, les impôts fonciers ont connu une augmentation de plus de 21% en France. Par ailleurs, la façon dont ils ont augmenté n’est pas égale partout dans le pays.

L’Union Nationale de la Propriété Immobilière (UNPI) vient de dévoiler une étude dans laquelle on apprend que ces 21.26% ne sont qu’une moyenne : à Paris, par exemple, la taxe sur les propriété bâties a augmenté de 68% entre 2008 et 2013. Un chiffre vertigineux, suivi de celui d’Argenteuil, qui a connu une hausse de plus de 41% de ses impôts fonciers.

Aucune ville n’a connu de baisse, mais certaines ont connu une hausse que l’on pourrait trouver raisonnable : Aix-en-Provence, par exemple, a vu sa taxe foncière augmenter de 10.6% sur les cinq ans écoulés.

(c) DR

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C’est à Courbevoie qu’on trouve aujourd’hui le niveau de taxe foncière le plus bas du pays : 12% de la moitié de la valeur locative cadastrale du bien. C’est grâce à la présence proche de la Défense et de ses immeubles d’entreprise que les finances locales peuvent se passer d’une imposition élevée sur les biens immobiliers.

Il faut cependant noter qu’à Paris, malgré la hausse spectaculaire du taux, ce dernier ne s’élève aujourd’hui qu’à 13.5%. La capitale est suivie de Boulogne-Billancourt et Nanterre.

Les taux les plus hauts se trouvent au Havre, à Grenoble, et à Amiens. Dans cette dernière ville, le taux atteint 56%, générant des impôts considérables qui nuisent à la prospérité des petits propriétaires, qu’ils occupent leur logement ou qu’ils le louent.

La moyenne des taux cumulés de la taxe foncière atteignait 36.76% en 2013.

Le calcul des taux d’imposition se fait en fonction de la valeur locative des immeubles. L’étude de l’UNPI précise que ces taux “sont déterminés au niveau local en fonction des caractéristiques des immeubles et notamment de leur situation géographique”.

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