Adidas pourrait vendre Reebok

La marque Reebok, actuellement détenue par le groupe allemand Adidas, pourrait faire l’objet d’un rachat par un consortium d’investisseurs, a-t-on appris hier dans le Wall Street Journal.

Localisés à Abu Dhabi et Hong Kong, ces investisseurs sont réunis dans le fonds d’investissement Jynwel Capital, détenu essentiellement par la famille Low.

Ils envisagent de proposer 2.2 milliards de dollars à l’équipementier, soit 1.7 milliards d’euros, pour avoir les droits d’exploitation de la marque historique.

Leur argument pour pousser Adidas à la vente est simple : Reebok gagnerait à retrouver son indépendance, et y trouverait de meilleures perspectives de développement.

Elle aurait ainsi une chance de gagner le marché américain en évitant l’interférence des acteurs boursiers.

(c) AFP

(c) AFP

Le rachat de Reebok par Adidas s’était fait en 2006, pour 3.1 milliards de dollars, et avait pour but de concurrencer le titan Nike, qui règnait en maître absolu sur les équipements sportifs.

Le résultat, jusqu’ici, n’a pas été tout à fait à la hauteur des espérances.

Les résultats d’Adidas ne sont pas assez élevés pour que la société puisse prétendre être en situation de force.

Le bénéfice net de l’année, espéré aux alentours de 900 millions d’euros, a été révisé cet été à une estimation de 650 millions – et l’année n’est pas finie.

Le dirigeant d’Adidas, Herbert Hainer, va devoir prendre des décisions stratégiques judicieuses s’il veut apaiser la colère des investisseurs majeurs de la compagnie.

Adidas a fêté cette année ses 65 ans d’existence. Fondée par Adolf ‘Adi’ Dassler, la marque s’est imposée au fil du temps comme le premier fabricant européen de produits sportifs, mais a toujours été distancé au niveau mondial par son concurrent américain Nike.

Les périodes de crises ne sont pas nouvelles pour Adidas : à la mort du fils de Dassler en 1987, le groupe a failli sombrer, et n’a été sauvé que par le rachat opéré par Bernard Tapie en 1990.

Par la suite, Tapie a revendu la marque en 1993 à Robert Louis-Dreyfus, qui l’a finalement introduite en Bourse en 1998.

 

Partager >>