Les pilotes de Lufthansa durcissent la grève en Allemagne!

Une nouvelle grève sur les vols long-courrier est annoncée mardi par le syndicat des pilotes du groupe Lufthansa, après l’avoir annoncée sur les liaisons intérieures et moyen-courrier.

Depuis fin aout, les conflits concernant la fin de carrière des pilotes font rage.

Il s’agira de la neuvième grève depuis l’été, et celle-ci est prévue toute la journée, mais sans occasionner de gêne sur les autres compagnies Swiss, et Austrian Airlines.

Malgré tout 2150 vols sont concernés, soit plus de 200 000 passagers, c’est pourquoi la firme prévoit de faire voler d’autres pilotes exerçant habituellement des fonctions d’encadrement afin de maintenir un tiers du trafic.

(c) Reuters

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Grâce à ce service minimum 70 000 passagers pourront parvenir à bon port.

Le syndicat Cockpit proteste contre le projet de modifier les conditions de départ en préretraite des pilotes.

Mais jusque là, le groupe a réussi à diminuer l’influence de la grève, mais celle-ci a tout de même un cout élevé.

D’ici cet après-midi, Lufthansa doit annoncer un nouveau plan de vol pour la journée de demain.

En parallèle des grèves aériennes, un autre mouvement s’est mis en route, samedi, au niveau des chemins de fer.

Le syndicat des conducteurs de locomotives demande une augmentation de 5% des salaires, et une réduction de deux heures par semaine.

En deux semaines, la Deutsche Bahan connait son troisième mouvement de grève.

Le directeur des ressources humaines de l’entreprise, Ulrich Weber, s’agace : « Des grèves aussi rapprochées et d’une telle ampleur sont totalement irresponsables et à la limite de l’irrationalité ».

En effet cette grève commence alors que les vacances d’automne débutent, et que la Bundesliga devraient attirer jusqu’à 100 000 supporteurs de football par semaine.

Devant autant de mouvements sociaux le gouvernement prévoit une loi sur les syndicats, en novembre, afin d’arrêter «que certains syndicats catégoriels puissent paralyser des fonctions vitales de notre pays pour leurs intérêts particuliers» comme le souligne la ministre du travail Andrea Nahles.

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