Nouvelles affaires de clowns agressifs dans l’Hérault ce week-end

Après une première condamnation à Bethune il y a deux semaines, puis une interpellation de cinq jeunes qui prétendaient partir à la chasse au clown agressif, une nouvelle vague d’arrestations s’est déroulée ce week-end, comme l’indique Libération.

Le phénomène prend de l’ampleur, et commence à inquiéter les forces de l’ordre. Samedi soir, ce sont quatorze adolescents grimés en clown, et lourdement armés qui ont été interpellés sur le parking d’un établissement scolaire de l’Hérault.

Le groupe portait des pistolets, des couteaux et des battes de base-ball. Ils ont aussitôt été placés en garde à vue et remis en liberté dimanche matin, comme l’a indiqué une source policière. Ce sont des témoins, inquiets à la vue de ce groupe de clowns armés, qui avaient alerté la police par téléphone.

© AFP PHOTO/Carl de Souza

Dans le même temps, à Montpellier, un homme de 35 ans circulant à pied a reçu 30 coups de barre de fer, dans la nuit de samedi à dimanche, par un individu déguisé en clown, accompagné de deux complices qui ont tenter de lui dérober ses effets personnels. Les trois agresseurs ont été interpellés à leur tour.

Six plaintes recensées dans l’Hérault ce week-end

Par ailleurs, toujours dans le même département, sur les communes de Palavas-les-Flots, Thézan-lès-Béziers et Cessenon-sur-Orb, trois automobilistes ont été victimes de « clowns effrayeurs », alors qu’ils circulaient dans la nuit de samedi à dimanche. Des plaintes ont été déposées.

Enfin, vendredi soir, un jeune « clown agressif » a dégradé la voiture d’un automobiliste à Marseillan, toujours dans l’Hérault. Lors de son interpellation, il a avoué avoir succombé à la mode des « clowns qui attaquent », lancée via Facebook depuis les Etats-Unis.

Remis en liberté, le jeune homme sera ultérieurement convoqué par la justice. Au total ce week-end, ce sont six plaintes qui ont été déposées dans divers commissariats et gendarmerie du département de l’Hérault. Une coïncidence troublante qui laisse peut-être penser que les fauteurs de troubles n’ont pas agit de concert, mais ont peut-être été influencés par un même appel sur les réseaux sociaux.

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