Le nouveau ministre japonais de l’industrie empêtré dans un tsunami politico-médiatique

Reuters/Toru Hanai

Le nouveau ministre japonais de l’industrie empêtré dans un tsunami politico-médiatique

Tous les ingrédients sont réunis pour réussir un de ces scandales dont l’Empire du Soleil Levant semble avoir le secret :

Le comité de gestion de ses fonds politiques a révélé une dépense du Ministre de l’industrie, Yoichi Miyazawa, nommé il y a moins d’une semaine à ce poste, dans dans un bar sado-maso spécialisé dans le ligotages de jeunes femmes avec des cordes par les clients ! Lors d’une conférence de presse, le Ministre a confirmé cette information mais en prétendant « ne jamais avoir mis les pieds dans ce bar » …

Précédemment, Yoichi Miyazawa, avait reconnu également posséder 600 actions de la compagnie Tokyo Electric Power contrôlée jusqu’ a très récemment par le ministère dont Yoichi Miyazawa est en charge. Pour mémoire, cette compagnie est celle qui gère la centrale de Fukushima. La valeur
de ces actions est relativement modeste, 200 000 yens soit 1 500€, mais les journalistes n’ont pas manqué de relever l’éventuel conflit d’intérêt

Dans la même conférence de presse, le nouveau Ministre de l’industrie, a révélé que son parti avait reçu un don d’une entreprise dont la majorité était détenue par des capitaux étrangers, ce qui totalement interdit par la législation japonaise.

fukushima

Fukushima… La désolation !

Monsieur Yoichi Miyazawa a également précisé qu’il avait demandé le remboursement immédiat des ces dons perçus. Là encore, les sommes en jeu sont très modestes, 400 000 yens (3 000€ environ), mais les média et le public japonais sont relativement « chatouilleux » sur ce sujets.

Certes, les sommes concernées sont relativement modestes, mais dans un pays secoué par de multiples scandales, ce genre de péripéties commence à faire un peu désordre. La précédente Ministre de l’industrie et la Ministre de la Justice avaient du démissionner lundi dernier à la suite d’histoires d’argent plus ou moins claires.

Il reste quand même intéressant à souligner qu’au pays du Bushi-do (Code de l’honneur), les responsables pris en flagrant délit « les doigts dans le pot de confiture » réagissent de manière sensiblement plus dignes que sous nos latitudes ….

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