Les robots tueurs norvégiens

Le syndrome Terminator en Norvège …

Le Ministère de la Défense Norvégien est actuellement sous le coup de nombreuses critiques en raison de son objectif affiché de développement de missiles autonomes, embarqués sur des chasseurs-bombardiers et pouvant décider, sans aucune intervention humaine, d’identifier une cible, de la discriminer « ami/ennemi » et d’éventuellement de la détruire.

Des ONG, des personnalités du monde politique et plusieurs intellectuels sont vent debout contre ce projet.
La Ligue Norvégienne pour La Paix est particulièrement virulente dans ce combat et avance que cette technologie serait contraire aux différentes lois internationales. Dans un article posté sur un site d’informations local, elle met en avant certaines questions : « Que se passe-il lorsque l’être humain n’est plus présent sur le champ de bataille et que les machines sont les seules à faire le travail ? Qui sera responsable si le missile fait des erreurs ? ». L’ONG précise également que depuis l’annonce, au printemps dernier, du contrat d’environ 260 millions d’euros avec la société Konsberg pour ce programme, elle avait clairement alerté tous les partis politiques. Une campagne a été également lancée sur Internet via le site www.stopkillerrobots.org avec des informations et une pétition en ligne.

missile-robot-tueur

Dassault-mbda

Ce programme du Ministère de la Défense Norvégien a également attiré l’attention de Christof Heyns, rapporteur spécial de l’Organisation de Nations Unies, qui a déclaré sur le site d’informations The Local  « Nous avons vu au cours de la dernière décennie que la distance entre le soldat et sa cible augmente. Mais ce que nous voyons aujourd’hui c’est que l’armement devient le guerrier. La Norvège est un grand exportateur d’armes. Il faut donc être très attentif à ces questions éthiques »

Elon Musk, le très charismatique fondateur de Paypal et Tesla a déclaré lors d’une conférence au MIT :« Je pense que nous devrions être très prudents à propos de l’intelligence artificielle. Si je devais miser sur ce qui constitue notre plus grande menace existentielle, ce serait probablement ça », et a conclu par ces mots : « Avec l’intelligence artificielle, nous invoquons un démon ».

Partager >>