DSK se retire d’un fonds d’investissement, blâme son associé suicidé

Dominique Strauss-Kahn, depuis trois ans, traverse le désert sur les genoux avec un sac de briques sur le dos.

Depuis le scandale du Sofitel qui a causé la fin de sa carrière politique et l’annihilation de ses espoirs présidentiels, il avait tenté de se faire discret.

Pourtant, d’autres affaires avaient ressurgi dans le sillon du procès : les accointances de DSK avec Dodo la Saumure et leurs sauteries lilloises au Carlton ont secoué la presse.

Revenu indirectement sur le devant de la scène au mois de mai avec la sortie du film Welcome to New York, où Gérard Depardieu l’incarne sous la forme d’un prédateur sexuel sans morale ni excuse, Strauss-Kahn est désormais interrogé sur sa participation à un fonds d’investissement litigieux.

(c) SIPA

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Il y a une semaine, Thierry Leyne se donnait la mort. Il était associé avec DSK depuis un an dans le fonds d’investissement LSK (Leyne-Strauss-Kahn), dont ils étaient co-gérants.

Quelques jours avant ce suicide, l’ancien président du FMI s’est retiré de la présidence du fonds. Il a déclaré que son associé avait contracté des dettes énormes, et qu’il s’exposait à des pertes financières conséquentes.

Interrogé sur la mort de Leyne, qui a sauté d’une tour à Tel-Aviv, DSK s’est contenté de dire : « Chacun sait que la disparition de sa femme l’avait profondément marqué. Je pense aussi qu’il avait contracté une série d’emprunts excessifs ». Il ajoute qu’il connaissait finalement assez peu son associé.

Quand on lui demande si les fonds placés dans les filiales de LSK étaient irréprochables, il répond qu’il n’en sait rien et précise : « Je n’étais pas en charge de toute la partie gestion d’actifs. C’est Thierry Leyne qui gérait la société. […] Je n’étais que le président non exécutif et Thierry Leyne, le directeur général. Il a monté une compagnie financière qui faisait essentiellement de la gestion d’actifs. Il n’y avait pas de département de banque d’affaires. Je devais la créer en la centrant sur le conseil aux gouvernements et accessoirement aux entreprises. Mais au bout du compte, il n’y avait que moi qui apportais des affaires ».

Un nouveau scandale en vue ? Sans sexe, viol ni proxénétisme dans celui-là, il devrait faire moins de bruit.

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