Bientôt la taxe de séjour aussi sur Airbnb

Ce vendredi 31 octobre, le ministre des Affaires Etrangères, Laurent Fabius, a dévoilé les nouveaux barèmes de la taxe de séjour, pour tous les types d’hébergements, des hôtels … aux échanges d’appartements. 

Les professionnels du tourisme sont satisfaits. Ils s’étaient auparavant insurgés contre la concurrence déloyale qu’ils subissaient, vis à vis des sites d’échanges d’appartement, ou de locations de biens entre particuliers.

Grâce à ces sites, les touristes peuvent profiter de tarifs très avantageux (allant jusqu’à la gratuité pour certains services), et profiter d’hébergements tout à fait intéressants (chambre ou maison de particuliers).

Or, sur ces sites, la transaction s’opère entre les particuliers. Les sites qui permettent leur mise en contact, comme le site Airbnb, ne prends qu’une commission, et c’est tout : personne n’avait jusqu’à maintenant à payer de taxe de séjour.

Une augmentation pour tout le monde

hotelaparisDorénavant donc, les particuliers louant ou échangeant des hébergements à d’autres particuliers devront s’acquitter de la taxe de séjour.

Mais ce n’est pas tout. Les professionnels du tourisme doivent de leur côté subir une hausse de cette taxe. Ainsi, les hôtels non classés « et équivalent »  (c’est-à-dire notamment, les sites d’échanges entre particuliers) devront demander une taxe de 0,75€ par personne et par nuit. Auparavant, seul les hôtels la faisaient payer, à hauteur de o,40€ par personne et par nuit.

Ensuite, elle augmente suivant le nombre d’étoiles de l’hôtel, allant de 0,75€ pour les hôtel 1 étoile (montant inchangé), jusqu’à 3€ pour les 5 étoiles (qui était alors fixée à 1,5€).

Un tarif spécial a également été créé, pour les palaces, en 5 étoiles et plus, fixée à 4€, par personne et par nuit.

Pour les professionnels du tourisme, ces hausses sont moindres, et globalement moins élevées que ce qu’ils redoutaient. A propos de la taxe pour les locations de chambre et de maison par des particuliers (de 0,75 €), ils estiment que c’est un premier pas nécessaire, mais attendent des pouvoirs publics une véritable équité.

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