Survol des centrales nucléaires par des drones : ils pourront bientôt être abattus

Depuis le début du mois d’octobre, pas moins de quatorze centrales nucléaires ont été survolées par des drones en France, dont cinq dans la nuit de vendredi à samedi.

Jusqu’à présent, ces objets volants n’avaient pas été neutralisés, puisqu’ils ne représentaient pas de « menace directe ». Cependant, la donne est en train de changer.

En effet, depuis une réunion datant de ce vendredi au Ministère de l’Intérieur, il est désormais permis d’abattre les drones survolants les centrales nucléaires. C’est le peloton spécialisé de protection de gendarmerie, qui est affecté dans chacune des centrales nucléaires françaises, qui est dorénavant en droit d’utiliser ses armes contre les drones (tant qu’ils ne tirent pas vers la centrale).

Pour l’instant, pas de suspect

lepointSégolène Royal, la ministre de l’Energie, a déclaré dimanche 2 novembre, le matin sur Europe 1, que l’enquête en cours n’avait toujours pas désigné de responsable à ces actions de survol.

Pour autant, elle ne veux ni minimiser ni dramatiser la situation. La sécurité des centrales est assez forte, mais elle ne veut tout de même pas laisser qui que ce soit « porter atteinte à la crédibilité et à la réputation de sûreté de nos centrales nucléaires ».

Une enquête est ainsi en cours, même si on connait ces survols quasiment uniquement grâce à des témoignages, qui indiquent deplus que les appareils étaient de petite taille. Le niveau de menace n’est ainsi pas « significatif », d’après le colonel Jean-Pascal Breton, porte-parole de l’armée de l’air, qui s’est exprimé dernièrement lors d’une conférence de presse.

Et en effet, la petite taille des engins ne leur permet pas de porter directement atteinte à la sécurités des centrales. Cependant, l’affaire inquiète tout de même Greenpeace, qui a demandé une enquête aux autorités, suite à la répétition de ces survols suspects.

 

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