Longjumeau : il commande des faux billets de 50 euros via internet et se fait arrêter

Un homme de 25 ans, habitant Longjumeau dans l’Essonne, a commandé une quarantaine de faux billets de 50 euros via internet. Cette nouvelle pratique devient de plus en plus courante d’après la police nationale.

Après avoir commandé ses faux billets sur internet via un logiciel anonyme et privé Tor sur un site du Darknet, ceux-ci lui sont parvenus par colis de La Poste. L’acheteur a même pu utiliser de la monnaie virtuelle pour acheter ses billets à 20% de leur véritable valeur.

DR

DR

Le Darknet est réputé pour ses sites cryptés non référencés sur les moteurs de recherche classiques, bien entendu, qui permettent de vendre ou d’acheter aussi bien de la drogue que de la fausse monnaie ou des armes.

Le jeune homme, qui pourrait être condamné à 10 ans de prison, devra se rendre au tribunal correctionnel d’Evry en décembre prochain.

L’office centrale pour la répression du faux monnayage, l’OCRFM, démonte peu à peu ce nouveau trafic.

«Il s’agit de commander des faux billets sur des sites du Darknet via le logiciel TOR  pour passer inaperçu (…)les moyens de paiement sont réalisés dans un parfait anonymat, soit en Bitcoins, soit avec des cartes bleues prépayées achetées dans des bureaux de tabac».

La police note une quasi-disparition de la fabrication de faux billets en France depuis le démantèlement d’une grosse officine offset en Seine-et-Marne, cette pratique étant maintenant surtout réalisé en Italie, à Naples.

Cependant, depuis quelques mois, on aperçoit maintenant un nouveau genre de trafic encore rare permettant de ne pas sortir de chez soi, et de n’avoir aucun contact visuel, en utilisant les nouvelles technologies : les commandes via internet.

Un enquêteur spécialisé en fausse monnaie explique pourquoi ce système reste encore peu utilisé en France, bien qu’il prenne de l’ampleur depuis quelques temps : «Les réseaux de production sont plutôt anglo-saxons. On a encore en France la barrière de la langue».

Partager >>