Le Ministre de l’Économie annonce une baisse des tarifs sur l’autoroute

Invité hier sur M6 dans le magazine Capital, le Ministre de l’Économie Emmanuel Macron a confirmé ses intentions vis-à-vis des tarifs autoroutiers : il prévoit de mettre “beaucoup plus de pression” sur les concessionnaires pour que les tarifs soient revues à la baisse de façon significative.

Cette nouvelle devrait ravir les automobilistes, qui s’insurgent depuis longtemps face aux tarifs pratiqués de façon injustifié par les sociétés d’autoroutes. Un rapport de septembre dernier, établi par l’Autorité de la Concurrence, faisait état d’une rentabilité de 20 à 24% pour ces sociétés, un chiffre exceptionnel qui s’explique par le monopole qu’elles exercent et la hausse constante des tarifs de péages.

Le rapport précisait qu’une telle rentabilité n’était “justifiée ni par leurs coûts ni par les risques”, et qu’elle était donc totalement arbitraire.

Parmi les propositions du ministre, il faut noter celle qui concerne l’autorité de régulation déjà présente sur certains transports, qui sera amenée à étendre son champ d’action. Il s’agit de l’Araf, l’Autorité de Régulation des Activités Ferroviaires.

Emmanuel Macron a qualifié cette entité de “gendarme”, dont la mission sera de mettre de l’ordre dans les abus constatés jusqu’à présent.

Il a ajouté : “Concrètement, année après année, nous allons verrouiller et maintenir la pression pour baisser la rentabilité des sociétés d’autoroutes. Nous ferons baisser les tarifs là où c’est possible.”

Les déclarations d’Emmanuel Macron viennent appuyer la démarche déjà affichée par la Ministre de l’Écologie Ségolène Royal, qui proposait le mois dernier une baisse de tarifs autoroutiers de 10%, ainsi qu’une gratuité partielle, le week-end par exemple.

Âgé de 36 ans, le Ministre de l’Économie est en poste depuis le 26 août 2014 dans le deuxième gouvernement de Manuel Valls. Il s’est également exprimé hier soir sur d’autres sujets, comme le travail dominical qu’il voit d’un bon oeil, et l’instauration de prix plafonds pour les professions réglementées.

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