Les 450 surirradiés d’Epinal : début du procès en appel

Aujourd’hui s’ouvre le procès en appel des « surirradiés d’Epinal ».

Condamnés à dix huits mois de prison ferme pour « homicides et blessures involontaires » lors de la première instance en janvier 2013, les deux médecins de l’hôpital d’Epinal et le radiophysicien vont à nouveau comparaitre devant la justice durant le procès d’appel prévu pendant un mois.

Entre 2001 et 2006 des patients traités pour des cancers de la prostate ont subit un surdosage de radiation.

Sur 450 victimes, douze sont mortes pendant que les autres souffrent de graves problèmes du système urinaire.

Ce surdosage de radiation serait dû aux erreurs de paramétrages du logiciel, en 2004, alors qu’une nouvelle génération d’appareil apparaissait.

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Mais une autre erreur s’est greffée au problème : les doses délivrées lors du traitement radiologique n’auraient pas étés prises en compte dans le calcul final des radiations.

C’est le premier souci matériel qui a entrainé les surexpositions les plus graves allant jusqu’à 20%, touchant 24 victimes entre 2004 et 2005, le second souci a fait un peu plus de 420 victimes de surdose allant de 8 à 10%.

Le radiophysicien Joshua Anah, qui était en charge du paramétrage des appareils avait été condamné en 2013 à trois ans de prison dont 18 mois ferme, à 10 000 euros d’amende et ne devait plus exercer pendant 5 ans.

En plus du premier chef d’accusation, il était accusé de « soustraction de preuve ».

Les deux médecins radiothérapeutes, Jean François Sztermer et Michel Aubertel avaient été condamnés à quatre ans de prison dont 18 mois ferme, 20 000 euros d’amende, et se sont vu interdire d’exercer la médecine, définitivement.

Outre leur accusation d’ « d’homicides et blessures involontaires », ils sont aussi accusés de « non-assistance à personne en danger ».

Lors de la première instance, quatre autres prévenus avaient été poursuivis avant d’être relaxés : l’ex directrice de la Ddass des Vosges, l’ancien directeur de l’agence régionale d’hospitalisation de Lorraine, la directrice de l’hôpital et l’hôpital lui-même.

Le procès sera retransmis en direct et en totalité.

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