Le « RER Surfing » se développe et inquiète en Ile-de-France

Sur les réseaux sociaux, les vidéos d’un nouveau jeu apparaissent de plus en plus nombreuses. Il s’agit du « RER Surfing », une pratique consistant à s’accrocher à l’extérieur d’un train de banlieue en route et à se filmer. Deux vidéos ont été mises en ligne depuis le début du mois de novembre, mettant en scène des jeunes garçons d’une vingtaine d’années, et l’une d’entre elle capitalise pour l’instant plus de 500 000 vues.

Les prises de vue de ce nouveau jeu inquiète fortement les exploitants des réseaux ferrés que sont la RATP et la SNCF, qui surveille désormais de plus près l’apparition de nouvelles vidéos ou photos sur les réseaux sociaux.

Sur la toute première vidéo, publiée le 3 novembre, on peut voir deux jeunes qui se cramponnent aux poignées extérieures du RER A entre la station de Neuilly-Plaisance (en Seine-Saint-Denis) et celle de Val-de-Fontenay (dans le Val-de-Marne).

© Pixabay / Public Domain

La vidéo de 3 minutes permet de mesurer le danger encouru par les deux jeunes hommes qui frôlent à plusieurs reprises les poteaux présents le long de la ligne, accrochés à un train dont la vitesse maximale est de 100 km/h. Quelques jours plus tard, c’est une deuxième vidéo, similaire, qui était diffusée sur les réseaux sociaux, et se déroulait sur la ligne H du Transilien à partir de la gare de Deuil-Montmagny.

La RATP dépose plainte, une première interpellation

La RATP a décidé de riposter sur Facebook, où elle a publié un communiqué où elle condamne fermement ces actes qualifiés de « dangereux », « irresponsables » et « répréhensibles ». La régie a également précisé qu’une plainte avait été déposée.

A la suite de la diffusion de la première vidéo, son auteur a été interpellé mardi et placé en garde à vue « pour mise en danger de la vie d’autrui ». Une infraction passible d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.

Son interpellation s’est déroulé sous l’oeil de la caméra de BFMTV, venu à ce moment précis interroger le jeune videaste au sujet du contenu publié sur le net. « J’ai bien réfléchi à ce que je faisais avant de le faire » avait-il alors confié à la chaine d’informations. « C’était juste pour l’adrénaline, sincèrement, c’était de l’orgueil. Je me suis fait beaucoup taper sur les doigts pour avoir fait ça, j’ai conscience que ce n’était pas bien mais j’ai eu conscience de ça un peu tard » a t-il également reconnu. Pour l’instant, son complice n’a pas été interpellé.

Partager >>