Alzheimer, un nouveau plan qui apporte de l’espoir aux malades mais inquiète les associations

Un nouveau plan pluriannuel concernant des maladies neurodégénératives dont Alzheimer, sera présenté par la ministre de la santé, Marisol Touraine, la secrétaire d’Etat à la recherche, Geneviève Fioraso et la secrétaire d’Etat chargée des personnes âgées et de l’autonomie, Laurence Rossignol dès demain.

Ce plan qui doit fixer les priorités de soins de recherche et d’accompagnement étalées sur les cinq années à venir suscite quelques interrogations.

En effet ce nouveau plan concerne trois pathologies : Alzheimer, Parkinson et la sclérose en plaque. A elles trois, elle regroupe déjà plus d’un millions de malades, soit 900 000 atteint de la maladie d’Alzheimer, 150 000 de Parkinson, et 80 000 souffrant de la sclérose en plaque. Si l’on ajoute les familles et proches qui soutiennent des malades, on monte à 3 millions le nombre de personnes touchées par ce nouveau plan.

(c) Sebastion Bozon

(c) Sebastion Bozon

L’unique point commun à ses trois pathologies est la destruction des neurones avec apparitions rapide ou non de handicaps lourds. En regroupant ses pathologies, le gouvernement espère pousser les chercheurs à travailler ensemble pour optimiser au mieux la prise en charge et le quotidien des patients.

Les associations craignent qu’en liant des pathologies qui n’ont en commun que cette destruction de neurones, on ne traite réellement aucune de façon intelligente.

Les diagnostics sont très différents et doivent intervenir à des âges différents : 30 ans en moyenne pour la sclérose en plaque, 60 pour Parkinson et 80 pour Alzheimer.

Alors qu’il s’agira d’intervenir auprès de personnes âgées avec des pertes de mémoire pour la maladie d’Alzheimer, la Sclérose en plaque et Parkinson sont des maladies motrices qui nécessiteront des soins beaucoup plus importants.

Ce nouveau plan contient 96 mesures prenant en compte le diagnostic, le soin, et la recherche sans oublier le soutien au personnel qui s’occupent des patients.

Si le gouvernement semble mettre les petits plats dans les grands pour lutter contre toutes ces maladies, la question du financement n’a pas encore été posée.

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