Réduction du temps de travail : les internes en grève

Les internes font grève, aujourd’hui, afin de demander une réduction du temps de travail.

Cette même réduction avait été ordonné, pour la France, par Bruxelles car le pays n’est pas conforme au droit européen au niveau du temps de travail hebdomadaire de 48 heures.

Les internes en médecine travaillent en moyenne une soixantaine d’heures par semaine d’après ISNI, l’un des syndicat des internes en médecine, sachant que les internes stagiaires iraient jusqu’à réaliser 90 heures par semaine lorsqu’ils sont aux urgences ou en chirurgie.

Depuis 2002, il est obligatoire d’obtenir un repos de 11 heures continues après chaque garde de nuit, mais plusieurs enquêtes ont prouvé que cette obligation de sécurité était loin d’être respectée dans les hopitaux.

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En octobre 2013, la ministre de la Santé, Marisol Touaine, avait annoncé qu’elle s’occupait du dossier, cependant les réunions réalisées durant l’année n’ont pas permis de trouver un accord entre le ministère et les hôpitaux.

La solution proposée par la ministre étant de réduire de 11 à 10 demi-journées par semaine le temps de travail des internes, elle est jugé « inapplicable et dangeureuse » car elle entrainera un très grand manque d’effectifs. Les hôpitaux s’inquiètent aussi de l’impact financier.

Les internes demandent tout de même ses 10 demi-journées de travail, et la reconnaissance des 2 demi-journées de formation comme du temps de travail, ainsi que la rémunération de toute demi-journée de travail supplémentaire.

L’ISNI explique : «L’InterSyndicat n’est pas dupe du jeu d’équilibriste ministériel tentant de ne rien changer sur le temps de travail des internes tout en essayant de répondre, sur le papier, aux exigences de Bruxelles. Avec ses tours de passe-passe sur le sujet, le ministère méprise les internes »

En parallèle, les cliniques privées appellent à la grève illimitée, à partir du 5 janvier 2015, tous les établissements de la fédération de l’hospitalisation privée afin d’obtenir le retrait du projet de loi santé qui condamnerait le secteur privé en l’excluant du service hospitalier défini dans celui-ci.

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