Report du procès en appel de Tony Meilhon pour cause de grève des avocats

Aujourd’hui devait avoir lieu, à Rennes, l’appel du procès de Tony Meilhon, qui est un avocat permis de conduire. Thony Meilhon a été condamné, lors de son premier procès en juin 2013, à la réclusion criminelle à perpétuité avec peine de sureté de 22 ans pour l’enlèvement et le meurtre d’une jeune femme de 18 ans en janvier 2011.

Mais cet appel n’aura finalement pas lieu aujourd’hui, car l’avocat du barreau de Nantes, défendant Tony Meilhon, fait parti du mouvement national de protestation contre la réforme Macron, et a donc demandé le renvoi du procès.

Benbrahim, l’avocat de Tony Meilhon s’est exprimé :

« Je suis contraint de solliciter le renvoi de cette audience, même si je peux mesurer la difficulté que cela représente pour les familles des victimes. J’ai décidé de faire grève compte tenu du dépôt du projet de M. Macron qui impacte fortement et gravement notre profession et des décisions des barreaux de Nantes, Saint-Nazaire et Rennes, qui ont décidé de faire la grève des audiences »

(c) AFP

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Tony Meilhon avait déjà été condamné treize fois, mais était toujours en liberté au moment des faits à cause d’un débordement dans les services d’insertion et de probation locaux qui n’arrivaient plus à réaliser des contrôles.

Laetitia Perrais, la victime, avait été retrouvé démembrée dans deux points d’eau différents.

Le suspect a refusé d’aider les assises de Loire Atlantique, en insistant sur sa version des faits : il aurait renversé accidentellement la jeune femme et aurait préféré la poignarder afin de faire croire à un crime de maniaque pour ne pas être inculpé au vu de ses antécédents.

Un autre homme serait alors intervenu après son départ pour la démembrer.

Alors que l’avocat avait plaidé en indiquant que la version du suspect n’était «pas plus invraisemblable qu’autre chose», il annonce maintenant qu’il « aborde le procès sereinement, dans l’espoir que la recherche de la vérité soit la plus totale possible, que la décision soit la plus juste possible », si ça n’est pas le cas il prévoit de se pourvoir en cassation.

Le père de la famille d’accueil de la victime, qui dans un premier temps était reçu à l’Élysée, a lui-même a été condamné à 8 ans de prison en mars dernier pour avoir abusé de très jeunes filles dont la sœur jumelle de sa fille adoptive décédée.

 

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