Les enseignants et parents manifestent contre la nouvelle carte des ZEP, REP+ et REP.

Plusieurs établissements scolaires, à Paris, Dijon, Toulouse et plusieurs autres endroits dans la France, vont sortir de la zone d’éducation prioritaire. Alors qu’il y a quelques années cette appellation faisait frémir, maintenant les parents et enseignants concernés par ses changements manifestent pour qu’elle soit maintenue dans plusieurs établissements.

C’est le mois prochain que le ministère de l’éducation nationale doit annoncer la nouvelle carte de l’éducation prioritaire qui sera active dès la rentrée scolaire 2015.

Cette nouvelle carte contiendra 350 REP+, c’est-à-dire des réseaux d’éducation prioritaire renforcés.
L’éducation prioritaire en collèges et lycées compte toujours un millier de réseaux, donc ces nouveaux chiffres indiquent que l’on fera rentrer de nouveaux établissements en ZEP, mais que d’autres seront, à l’inverse, enlevés.

C’est au recteur d’académie de déterminer les noms des établissements retenus pour le réseau, avec un indicateur social portant sur l’origine socioprofessionnelle, les bourses, et les zones urbaines sensibles.

Paris passera de 32 à 29 établissements reconnus comme prioritaires.
Hier, pour manifester contre ce choix, une dizaine d’écoles ont été occupé, et la Fédération des conseils de parents d’élèves appelle à un autre rassemblement samedi prochain à la Sorbonne.

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Le rectorat de Paris a indiqué que l’académie fera un point sur les écoles déclassées, jeudi.

« les chiffres ne sont pas arrêtés et les discussions sont en cours »

Jérôme Lambert du Syndicat national unitaire des instituteurs professeurs des écoles-Fédération syndicale unitaire insiste sur l’importance des avancées réalisées depuis le début du débat. Par exemple les écoles déclassées seraient passées de 41 à 24.

Le syndicat appelle aussi à maintenir la pression avec un rassemblement devant le rectorat et une grève tournante dans les écoles parisiennes afin d’obtenir plus d’établissements en REP, et une vraie justice sociale prenant en compte la provenance des élèves et familles et non l’endroit où se situe l’établissement.

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