Les super-héros transportés en pleine Renaissance par un photographe

On le sait, les personnages de comics sont désormais considérés comme les représentants d’une mythologie moderne : Superman et Captain America sont les équivalents des Zeus et Neptune de la Grèce ou de la Rome Antique. Rien d’étonnant à ce qu’ils soient réinventés en permanence par les artistes qui les observent.

(c) Sacha Goldberger

(c) Sacha Goldberger

Après avoir été sagement transposés de la bande dessinée à l’écran, par des artisans de l’industrie hollywoodienne garants de la fidélité des adaptations, ils sont désormais pastichés par le photographe français Sacha Goldberger, connu pour sa série de clichés consacrés à sa grand-mère de 91 ans, Mamika. Il témoignait déjà avec cette collection d’une passion pour l’univers super-héroïque : son aïeule était vêtue de spandex et d’une cape qui en faisaient une vénérable Wonder Woman.

Cette fois, l’artiste déplace les plus célèbres héros américains à l’époque de la Renaissance, et les fait poser en costume dans la plus pure tradition flamande. Les modèles ressemblent à s’y méprendre aux acteurs grâce à un maquillage de qualité, et les superbes costumes confectionnés par Jackie Tadéoni complètent le tableau.

On croise ainsi plusieurs visages connus : Anne Hathaway en Catwoman bien réservée, les défunts Heath Ledger et Christopher Reeve en Joker et en Superman. Sous les casques et les masques, en revanche, les modèles peuvent être anonymes : Iron Man dont le heaume surmonte une tenue rouge très seyante, un Captain America à la mine grave, et un Batman stoïque dont le masque évoque davantage le serial des années 40, option tissu épais, que la version quasi militaire vue dans les films récents.

Et surtout l’incroyable Hulk, vêtu d’une culotte bouffante et d’une simple collerette surmontant son torse nu. Il a le visage de Lou Ferrigno, son interprète dans la série TV des années 70-80.

La transposition des super-héros dans le passé n’est pas inédite pour autant, puisque l’éditeur Marvel lui-même avait proposé la mini-série 1602 écrite par Neil Gaiman, dans laquelle on retrouvait des homologues “old school” des personnages les plus connus.

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