Teri Hatcher, l’actrice de Desperate Housewives, témoigne à l’ONU des abus sexuels qu’elle a subis

Hier avait lieu la journée contre les violences faites aux femmes, et même s’il s’agit d’une guerre qui ne se mène chaque jours, c’est l’occasion de pousser les victimes à se dévoiler où à dire stop.

C’est dans ce cadre que l’actrice de Desperate Housewives a témoigné des violences qu’elle a subi lors de son enfance et qu’elle avait dévoilé en 2006.

Abusée sexuellement par son oncle avant ses huit ans, il lui aura fallu plusieurs dizaines d’années pour arrêter de se sentir coupable des actes d’un autre.

« Convaincue que c’était de ma faute et que j’avais faite en sorte que cela arrive. Je n’en ai jamais parlé à personne. J’étais silencieuse. (…)Pendant des années, ma famille a vécu avec cette culpabilité, cette colère et cette tristesse. J’étais silencieuse, ils étaient silencieux et mon oncle était libre et pas responsable de ces actes »

La trentaine passée, l’actrice a décidé de tout avouer après être tombée sur une coupure de journal, dans ses affaires d’enfance, relatant l’histoire horrible d’une petite fille qui s’était tiré une balle dans la tête après avoir été violée par l’oncle de l’actrice pendant plusieurs années.

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Se rendant compte qu’il n’avait pas abusé que d’elle mais continué par la suite, Teri Hatcher s’est décidé à faire une déposition au commissariat et a pu faire emprisonner son oncle.

C’est devant une grande assemblée de politiciens au siège de l’ONU qu’elle a décidé de détailler les abus subits et surtout ses ressentis en tant que victime, son parcours pour s’en sortir.

Son témoignage difficile est porteur d’espoir pour beaucoup de victimes, car l’actrice se décrit comme une survivante :

« Cela fait simplement de moi une femme sur trois, une statistique. Je suis simplement l’une de ces femmes sur trois qui sont obligées d’accepter que la violence fasse partie de leur histoire. Il s’agit là d’une statistique qui doit changer. Je fais partie de ces femmes mais je me ferai entendre jusqu’à ce que ces chiffres changent, jusqu’à ce que les femmes qui ont été victimes se sentent moins seules et plus en sécurité afin qu’elles puissent trouver le courage de parler. Tant que la violence fera partie de la vie de ces femmes, le silence ne fera pas partie de la mienne. »

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