P.D. James est morte, le polar est orphelin

Les lecteurs férus de littérature policière ont forcément eu entre les mains un ou plusieurs de ses romans. Mais si le sexe de Mary Higgins Clark ou de Michael Connelly est facile à identifier, celui de P.D. James l’est un peu moins, avec ses initiales un peu neutres. Qu’on se le dise : P.D. James était une femme, et elle a quitté ce monde hier à l’âge de 94 ans, rejoignant ainsi la longue liste de personnages qu’elle a trucidé au fil des ans.

Phyllis Dorothy James, Baronne de Holland Park, est née en 1920 à Oxford, en Angleterre, et c’est dans cette même ville qu’elle a trouvé la mort à l’issue d’une existence bien remplie. Mariée à 21 ans, elle donne naissance à deux filles avant de se mettre à l’écriture dans les années 50. Son premier roman, Cover her Face, est publié en 1962. Il met en scène son héros fétiche, l’enquêteur-poète Adam Dalgliesh de New Scotland Yard.

Deux ans plus tard, son mari meurt et elle prend un poste de fonctionnaire qu’elle occupera durant quinze ans, en parallèle de sa carrière d’écrivain.

Héritière d’Agatha Christie et de Patricia Highsmith, P.D. James a également publié plusieurs ouvrages théoriques sur l’écriture de romans policiers.

Plusieurs de ses romans ont été adaptés à l’écran : An Unsuitable Job for a Woman en 1982, puis les enquêtes du moustachu Adam Dalgliesh sont transposées à la télévision avec Roy Marsden, de 1983 à 1998. Le rôle est repris de 2003 à 2005 par Martin Shaw. En 2006, c’est au grand écran que son roman d’anticipation Les Fils de l’Homme (Children of Men) est adapté par Alfonso Cuaron, avec Clive Owen.

Enfin, en 2013, son dernier roman, le drame historique La mort s’invite à Pemberley (Death Comes to Pemberley), a fait l’objet d’une mini-série.

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