L’Assemblée nationale vote aujourd’hui pour la reconnaissance, ou non, de l’Etat palestinien

Un texte du Parti Socialiste est soumis aujourd’hui aux députés afin de reconnaitre l’Etat palestinien afin de régler le conflit.

Ce texte non contraignant fait suite aux débats réalisés au Parlement britannique, au Sénat irlandais et au Parlement espagnol.

La reconnaissance de la Palestine permettrait à l’Europe de faire pression sur Israël afin de relancer un processus de médiation interrompu depuis le printemps.

En France c’est un sujet sensible car la cause palestinienne est populaire depuis longtemps et que la plus grosse communauté juive d’Europe dénonçant la remontée de l’antisémitisme, est ici.

L’ambassadeur Yossi Gal insiste sur le risque d’empirer la situation française en réalisant ce vote. Il fait, en effet, allusion aux manifestations violentes de l’été durant l’intervention israélienne.

Des manifestations sont déjà prévues dès ce midi autour de l’Assemblée par les pro-israéliens, puis ce soir par les pro-palestiniens.

Si le texte est accepté, il devrait être adopté définitivement mardi prochain alors que le Sénat se penchera sur un texte semblable le 11 décembre.

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Actuellement en cours, le débat devra être ensuite validé par le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

Si l’UMP a annoncé être complètement opposé à ce texte, le Parti socialiste compte seulement une dizaine de députés récalcitrants sur 289. Les écologistes, le Front de gauche et les communistes sont très enthousiastes et souhaiteraient même une reconnaissance dès le lendemain du vote afin d’appuyer un « combat historique ».

Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de l’UMP appelle ses soutiens à voter contre, et rejoint l’UDI et son président Philippe Vigier, en considérant qu’aucune paix est possible au lendemain d’un attentat meurtrier contre une synagogue.

Les Palestiniens ont annoncé qu’ils déposeraient une résolution afin de réclamer la fin de l’occupation israélienne dès 2016, à l’ONU.

Pour éviter un blocage américain, l’Europe espère promouvoir un texte alternatif sans contraintes de dates.

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