François Hollande blessé par les accusations du livre de Valérie Trierweiler

Pour la première fois, François Hollande s’est exprimé à la suite de la publication du livre de Valérie Trierweiler, « Merci pour ce moment », qui a d’ores et déjà dépassé les 145 000 exemplaires écoulés. Dans le Nouvel Observateur, le chef de l’état revient auprès de l’hebdomadaire sur les accusations de son ancienne compagne, qui n’ont pas manqué de susciter l’incompréhension et la déception chez les Français.

« Cette attaque sur les pauvres, les démunis, je l’ai vécue comme un coup porté à ma vie tout entière », a expliqué le Président de la République. « Dans toutes mes fonctions, dans tous mes mandats, je n’ai pensé qu’à aider, qu’à représenter ceux qui souffrent. Je n’ai jamais été du côté des puissants, même si je ne suis pas leur ennemi, mais je sais d’où je viens », a ajouté François Hollande, visiblement très blessé.

François Hollande rappelle qu’il ne s’amuse pas de la pauvreté des Français

Contrairement à ce qu’affirme Valérie Trierweiler dans son livre, le chef de l’Etat n’a pas oublié ses origines : « Vous croyez que j’ai oublié d’où je viens ? Mon grand-père maternel, petit tailleur d’origine savoyarde, vivait avec sa famille dans un modeste deux-pièces à Paris. Mon grand-père paternel, lui, était instituteur, issu d’une famille de paysans pauvres du nord de la France. Et vous croyez que je pourrais mépriser le milieu d’où je tiens mes racines, ma raison de vivre ? »

© AFP / Archives, Patrick Kovarik

François Hollande et Valérie Trierweiler le 3 septembre 2013

C’est un homme qui « n’aime pas les pauvres » et les appellerait en privé « les sans-dents« , « très fier de son trait d’humour », qui est décrit par la journaliste de Paris-Match dans son ouvrage. François Hollande dément cette image d’un dirigeant qui se moquerait de la douleur sociale, « c’est un mensonge qui me blesse », affirme-t-il avec force au Nouvel Observateur. « Oui, j’ai rencontré des gens dans les pires difficultés, usés par la vie. Ils avaient du mal à soigner leurs dents. C’est le signe de la pire misère. Ces gens, je les ai côtoyés, aidés, soutenus », précise-t-il, pour clore l’entretien avec l’hebdomadaire.

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