Marisol Touraine : ministre de la santé est contre la nouvelle réforme

En réaction au projet de loi qui permettrait, à terme, de vendre des médicaments sans ordonnance dans les supermarchés et d’ouvrir le capital des pharmacies à d’autres professions, la ministre de la santé, Marisol Touraine dit non !

Réforme de la Santé : retour sur le projet de loi

Le projet de loi prévoit donc deux grands axes :

  • le premier étant de laisser les supermarchés vendre des médicaments sans ordonnance en libre service.
  • le second est d’ouvrir le capital des pharmacies à d’autres personnes qui ne sont pas du même secteur. Toutes les SEL (Société d’Exercice Libéral) pourrait donc investir dans des officines.

Le problème principal c’est que cette loi pourrait bien faire prendre un virage à la politique de santé de la France. Pour se conformer aux lois européennes, on risque donc d’assister à une “marchandisation de la santé” et surtout de pousser les français à consommer encore plus de médicaments. La France est déjà très bien placée dans les pays où la consommation de médicaments est la plus élevée, il y a fort à parier que les achats augmenteraient considérablement si les médicaments étaient disponibles en grande surface.

Marisol Touraine s’oppose à la réforme de la santé sur la vente de médicament

Marisol Touraine s’oppose à cette loi sur la santé

La Fédération des Syndicats Pharmaceutiques avait déjà exposé son point de vue sur ce projet de loi en s’opposant à sa mise en place. Elle est désormais soutenue par la ministre de la santé Marisol Touraine qui a exprimé son désaccord lors d’une interview accordée aux radios LCI et Radio Classique. Elle précise que ces déclarations ne concernent qu’elle et que c’est simplement son point de vue personnel.

Cependant, elle explique clairement que l’objectif est de faire en sorte que les français consomment moins de médicaments et que cette loi va à l’inverse de l’orientation de base. De plus, les prix des cachets pourraient ne plus être fixés par une négociation entre le ministère et les officines mais bien par les lois du marchés de l’offre et de la demande !

La ministre termine son discours en précisant “Je ne suis pas favorable à une évolution de ce type là”.

Partager >>