Les écrans nuisent à la qualité du sommeil des ados

Une étude publiée ce mardi 3 février fait le lien entre la qualité du sommeil des adolescents et le temps passé devant un écran. Ordinateur, téléphone, ou télévision, leur utilisation a un impact nocif sur les jeunes adultes dont la qualité et le temps de sommeil se dégradent.

Menée sur 10 000 adolescents de 16 à 19 ans, cette étude, publiée mardi 3 février, démontre que l’utilisation d’écrans peut induire des troubles du sommeil. Il apparaît que plus les jeunes adultes sont exposés longtemps aux écrans plus ils développent une mauvaise qualité de sommeil. Ils ont notamment plus de mal à s’endormir et dorment moins longtemps que la moyenne.

L’étude indique que, les utilisateurs passant plus de 4 heures journalières devant un écran, augmente de 49% le risque de mettre une heure de plus à s’endormir. Si le temps devant l’écran se déroule dans l’heure précédant l’heure du coucher, ce risque est encore accru.

 Des restrictions d’utilisation recommandées pour les plus jeunes

Le fait de communiquer via les réseaux sociaux ou la consultation des mails augmentent ce risque. Les chercheurs ont également constaté que le nombre d’appareils dotés d’écrans utilisés dans une journée avait une incidence sur le temps de sommeil.

Il apparaît que les jeunes adultes qui cumulent deux ou trois écrans au sein d’une même journée dorment moins que ceux qui n’usent que d’un seul appareil. Ils ont 50% de chance de dormir moins de cinq heures alors qu’un temps de sommeil dit équilibré se situe entre huit et neuf heures de sommeil. Ainsi, plus les écrans sont nombreux et plus leur utilisation induit une perte de qualité de sommeil.

Pour les chercheurs, il est possible que les stimulations lumineuses et nerveuses produites par les écrans soient à l’origine des perturbations du sommeil et des troubles du rythme biologique. Pour l’équipe de chercheurs responsables de l’étude, les autorités publiques devraient s’emparer du problème et mettre en place des recommandations préconisant des restrictions d’utilisation.

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